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La revue WOOFing: deuxième semaine

Le temps passe extrêmement vite et notre deuxième semaine de WOOFing est déjà terminée. Nous avons bien pris nos marques et avons pas mal travaillé, tout en découvrant les alentours. La vie à la ferme nous plaît beaucoup, et le calme qui y règne me rend très prolifique (je n’ai jamais été aussi inspirée pour le blog, j’ai des tonnes d’idées d’articles et j’écris tous les jours !!). Se dire que c’est bientôt fini… c’est pas possible pour le moment ! Si vous voulez en savoir plus sur notre deuxième semaine en tant qu’apprentis fermiers, c’est maintenant !

SEMAINE N°2: La ferme avec des animaux MAIS pas que !

Après 2 semaines passées à la ferme, nous avons bien pris nos marques et sommes en totale autonomie en ce qui concerne les animaux (nourrissage, nettoyage etc). Les activités tournent beaucoup autour des animaux ici ce qui est plutôt cool, et nous avons eu la chance de n’avoir que quelques jours de pluie ce qui a rendu les choses plus faciles et sympas, au soleil.

Le lundi est la seule journée de la semaine où nous avons des tâches pré-établies: nettoyage des cages au niveau du poulailler et tonte de la pelouse. Le nettoyage se fait avec des masques car on doit retirer et remettre des copeaux de bois dans les enclos, ainsi que des produits antiseptiques. Si vous n’êtes jamais entré dans un poulailler, vous ne pouvez pas imaginer l’odeur qu’il peut y avoir, et surtout la complexité pour entrer et sortir sans qu’aucune poule ne vous suive ! Parce-que oui, dans le tas il y en a TOUJOURS une qui vous suivra. Ici ce sont surtout les juvéniles (les ados de la basse cour qui se prennent pour des grands) qui tentent de s’échapper, et certaines poules assez âgées essaient également de vous attendrir pour gratter un peu de nourriture, voire de sortir par la grande porte juste après vous. Règle n°1 d’un bon fermier: toujours garder l’oeil sur ses bêtes quoiqu’il arrive. Si un jour vous avez l’occasion de pratiquer le WOOFing ou d’aider en ferme, gardez cela à l’esprit !

Qui dit ferme dit animaux, mais aussi barrières, enclos, cages, compost et autres réjouissances. Unes de nos tâches principales en dehors des bêtes est la peinture. En effet ici il y a pleiiiins de barrières blanches (les fameuses « white picket fences » dont je rêve depuis que je suis petite et dont on parle dans Desperate Housewives), mais quand notre host les achète… et bien elles ne sont pas blanches ! Elles arrivent sans aucune peinture, donc c’est à nous de jouer pour leur donner ce blanc bien éclatant qui les caractérise. Peindre nous prend plusieurs heures qu’on peut répartir comme on veut donc le temps passe vite. C’est très gratifiant de voir le bois se couvrir de peinture, puis de voir les dizaines de barrières qu’on a traitées posées dans le jardin !!

En dehors des tâches de nourrissage, nettoyage et peinture qui représentent 60% de notre temps, nous avons d’autres missions: entretenir les jardins et la serre, vider les poubelles afin de rempoter les bacs de compost, stériliser du matériel pour les animaux, remplir des bennes avec du gros bois, entreposer des copeaux pour remplir les cages du poulailler… Chaque jour est différent (sauf les lundis, vous l’aurez compris), et c’est ce qui fait la richesse de cette expérience. Nous décidons nous-mêmes de notre programme et nos hosts ne sont absolument pas sur notre dos, on se sent libres et du coup on travaille sans pression ! Quand nous avons terminé nos heures de travail nous adorons profiter des chiens de la propriété 🙂 Et puis évidemment nous échangeons avec nos hosts qui sont hyper sympas et prévenants, et qui d’ailleurs nous ont pas mal conseillés à propos du pays. Nous entamons notre dernière semaine chez eux et avons prévu de leur faire un plat bien de chez nous pour les remercier de leur accueil: une tartiflette (rien que le fait de l’écrire fait gargouiller mon ventre !). Monsieur Scintille est un pro de ce plat ainsi que de sa version croziflette, donc nous espérons réussir à trouver du reblochon ou un fromage équivalent… La suite au prochain épisode !!!

Inspirations du mois d’avril

Ah, avril, ce mois où le printemps revient… Et bien pas pour moi !! En effet vu que je me trouve dans l’hémisphère sud, chez moi c’est l’automne qui vient d’arriver ! Bon, ça tombe bien car c’est ma saison préférée, et je vais avoir l’occasion de voir ce qu’elle donne ici. J’aime beaucoup voir les feuilles brunir, beaucoup moins glisser dessus quand il a plu un peu… Mais c’est la vie, les saisons défilent, le temps aussi. Il est l’heure pour moi de vous partager mes inspirations pour le mois d’avril, avec un peu de tout mais surtout avec de la couleur et des envies de voyage !



Cape Reinga: entre légendes et paysages de rêve

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de me rendre à Cape Reinga, tout au nord de l’île du nord de la NZ. C’était vraiment vital pour moi d’y aller, car quand j’ai regardé les endroits sympas à découvrir avant d’arriver ici, j’ai pu lire pas mal de choses sur ce Cap, et les légendes autour de lui. Avant de vous en dire plus, sachez que les croyances dont je vais vous parler font partie de la culture Maorie, on y croit ou pas, mais merci de ne pas juger ! Ce sont vraiment de belles croyances qui selon moi méritent d’être connues. C’est partie pour un saut dans l’univers magique de Cape Reinga !!

La légende

Pour les Maoris, Cape Reinga (Te Rerenga en maori) est l’endroit le plus sacré de toute la Nouvelle-Zélande. Selon eux, c’est d’ici que partiraient les esprits des personnes décédées, afin de rejoindre un autre monde. D’après les explications données sur place, les esprits iraient dans un arbre bien précis appelé Pohutukawa, qui est tout seul et qui a survécu alors qu’il subit des vents très violents, qu’il se prend aussi des vagues et qu’il est donc attaqué par le sel de la mer ! Il n’aurait jamais fleuri, mais en tout cas ce serait la « porte » du monde des morts, les esprits iraient donc sous cet arbre et voyageraient sous l’eau pour rejoindre une île voisine nommée Three Kings Island avant de rejoindre le sommet de Ohaua (le point le plus haut de l’île). Une fois là-bas les esprits parleraient de leur dernière volonté avant de rejoindre la Terre de leurs Ancêtres, Hawaiiki-A-Nui.

Je trouve cette légende/histoire très jolie et franchement quand on y est, on se dit que c’est un très bel endroit pour « partir » de Terre. Même si on ne croit pas à une vie après la mort, Cape Reinga offre quand même des vues magnifiques à 360 degrés, des randonnées incroyables… Je recommande à tout ceux qui projettent de se rendre en NZ d’y aller, car c’est vraiment époustouflant, et unique en son genre !!! Et vous, vous aimez ce genre d’histoire liée à un lieu que vous visitez ?

Rêves et réalité: objectif motivation !

« Waw la chance j’aimerai trop être à ta place ! », « Ah si seulement je pouvais faire comme toi…! », « J’ai pas autant de chance que toi » etc, etc, etc… Depuis que j’ai décidé de partir en NZ ou même avant quand j’avais décroché un job dans une grande boîte, ce sont les phrases que j’entends à longueur de temps, et même si je n’en veux absolument pas aux personnes qui les énoncent, je tenais à faire un article là-dessus. Pour moi il n’y a pas de personne plus chanceuse ou malchanceuse qu’une autre, on décide soi-même de la direction qu’on souhaite donner à sa vie. Alors certes, certains commencent avec plus de facilités (argent, famille, travail) que d’autres, mais sachez qu’avec de la motivation TOUT est possible !!!

Je travaille depuis que j’ai 16 ans et demi (en parallèle de mes études puis à temps plein) car ma famille ne fait pas partie de ce qu’on pourrait appeler une classe aisée. J’ai des rêves depuis que je suis petite, comme tout le monde, et je fais absolument TOUT pour les réaliser. J’ai appris il y a quelques temps que la vie va beaucoup trop vite et qu’on doit se donner les moyens d’obtenir ce qu’on veut, ou qu’à défaut on n’aura jamais ce qu’on souhaite. Ce que je veux transmettre dans cet article, c’est le fait que peu importe notre classe sociale, nos origines, notre apparence ou que sais-je encore, on est tout à fait capable de se motiver et d’atteindre ses objectifs ! Je vais prendre mon exemple car c’est celui que je connais le mieux, et je pense que pas mal de personnes devraient pouvoir se reconnaitre dedans.

J’ai toujours rêvé de voyager un peu partout à l’étranger mais ma famille étant plutôt casanière, les vacances se passaient toujours dans le sud de la France, ce que je ne trouvais pas plus exotique que ça même si c’était cool. Durant des années, cette envie de partir loin pour explorer de nouveaux territoires et découvrir de nouvelles cultures a germé en moi, encore plus durant mes années universitaires. J’ai eu la chance de partir vivre à l’étranger quelques mois, et tout ça a confirmé que mon envie ultime, c’était d’explorer le monde. Le problème quand on veut beaucoup voyager, c’est l’argent. N’étant pas d’une famille riche, n’ayant pas gagné au loto et n’ayant pas encore de job stable (bah oui, le but était quand même de voyager AVANT de me poser, c’est plus simple !), j’ai dû réfléchir à la façon dont je pourrais financer mon départ. J’ai travaillé afin de mettre de côté, et j’ai eu la chance d’être dans le milieu qui me plait, à un poste plutôt sympa. Même si ce job a décalé mon départ, HEUREUSEMENT que je l’ai fait ! J’ai pu économiser tout en étant active, en apprenant de nouvelles choses, en côtoyant de nouvelles personnes, et en préparant bien mon projet de PVT.

Pour tout ceux qui souhaitent mettre de l’argent de côté afin de réaliser un/des projet(s) (l’argent est souvent le nerf de la guerre), je vous conseille de mettre votre objectif par écrit pour ne pas le perdre de vue. Ce que j’ai fait afin de réellement économiser, c’était vraiment de ne jamais oublier pourquoi je voulais tel montant. Quand j’avais envie d’un resto, fast food ou d’un nouveau vêtement, je me demandais 1) si j’en avais réellement besoin et 2) si je ne préférerai pas garder le montant que j’aurai dépensé pour faire grossir ma cagnotte. Alors oui, pour les acheteurs compulsifs ça peut être compliqué, mais si vous réussissez à garder une forte volonté tout est à portée de main 🙂

En gros, cet article n’a pas vocation à vous faire la morale, mais bel et bien à vous rappeler que vous seul êtes maître de votre vie, de votre destin, et même si ça peut paraître bête, je pense que quand on veut quelque chose, on peut l’obtenir ou du moins s’en rapprocher grandement. Si certains d’entre-vous se disent encore « Oui mais je n’ai pas le temps/l’argent/j’ai des enfants… », sachez que ce sont des excuses !!! Que vous vouliez voyager, reprendre des études, écrire un livre ou je ne sais quoi d’autre, vous pouvez !! J’espère que j’ai pu remotiver certaines personnes qui avaient un peu baissé les bras, ou bien juste vous redonner un peu la pêche au niveau de vos objectifs actuels !! D’ailleurs, quels objectifs avez-vous sur le long terme ?

Tu sais que tu es backpacker quand…

Cela fait un peu plus d’une semaine que le couple Scintille que nous sommes est arrivé à Auckland, le fameux pays des kiwis. Nous avons décidé d’explorer le plus possible, et avons opté pour l’achat d’un van qui nous permettrait de voyager en toute liberté (ou presque !), et à moindre coût. Notre expérience en van est pour l’instant toute neuve, mais on a déjà pu constater que la vie change énormément quand tu es backpacker, et c’est assez marrant de noter ces petites choses auxquelles une personne « lambda » ne penserait pas ! Allez, on vous embarque dans les coulisses de notre vie nomade !

  1. Tu connais Camper Mate (pour ceux qui se demandent, c’est une app qui recensent TOUS les lieux utiles aux backpackers, campings, douches, etc etc)
  2. Tu sais ce que c’est de prendre une douche froide, même en plein hiver
  3. Tu dois changer tes meubles de place chaque matin et chaque nuit pour dormir
  4. Ta vie tient dans quelques sacs
  5. Tu sais qu’en cas de camping gratuit (je parle pour la NZ, le reste je ne connais pas trop) il faut être à l’endroit où tu veux camper au max à 18 heures si tu veux avoir un emplacement
  6. Tu apprends beaucoup de choses sur toi-même (que tu peux porter et vider le bidon d’eau sale de plus de 25kgs toute seule, youpiiiiii)
  7. Tu t’improvises décoratrice d’intérieur pour que ton van ressemble à quelque chose
  8. Il t’arrive de ne pas te laver plusieurs jours de suite mais tu le vis bien car tu as tes lingettes (le best friend du backpacker à mon sens)
  9. Les gens ne comprennent pas pourquoi tu pars si longtemps et pensent que tu abandonneras
  10. Tu es toujours un peu gêné quand l’administration te demande une adresse où t’envoyer tes papiers
  11. Tu as appris à vivre au jour le jour et dans un espace réduit
  12. Trouver des toilettes est LA mission la plus importante à chaque virée
  13. Tu apprends de nouvelles langues grâce à tes voisins (oui, leur fenêtre donne sur la tienne donc ça aide)
  14. Tu sais qu’il faut faire la vaisselle dès que tu as terminé de manger, sinon c’est la cata
  15. Tu te reconnais dans les points du dessus, mais que tu n’échangerai ta place pour rien au monde !!!

J’espère que ce petit article vous aura plu, pour ma part l’écrire a été très sympa vu que j’ai fait participer Monsieur pour avoir son point de vue, et qu’on a pris conscience des spécificités de notre mode de vie actuel ! Néanmoins c’est une expérience que je (on ?) recommande à tous ceux qui ont le voyage dans la peau, mais pas forcément les moyens de se payers des hotels et des billets d’avion à gogo. Le backpack, surtout en van, c’est la liberté, on choisi notre programme et on ne dépend que de nous même (et de la météo, mais ça c’est partout !). A très vite pour la suite de nos aventures… mais pas que !!