Voyager en van à l’étranger: mon histoire d’expatriée

Beaucoup de personnes me posent des questions sur ma vie actuelle, c’est à dire mon PVT/road trip en Nouvelle-Zélande. J’ai décidé de vous faire un article sur ce choix qui a changé ma vie, pourquoi je l’ai fait, comment je me suis organisée (car oui, ça ne se fait pas en un claquement de doigts !), quels sont les problèmes que j’ai pu rencontrer, mais aussi les jolies choses que j’ai découvertes. Je parle de mon cas personnel en NZ, cela peut être différent pour d’autres personnes, et varier selon les pays. Cet article est uniquement à vocation « pédagogique », pour aider certains à se décider à franchir le pas ou non en fonction de mon ressenti 🙂 Mais n’oubliez pas que chaque aventure est unique, et qu’il y aura toujours du positif… comme du négatif ! D’ailleurs, c’est ce qui fait la richesse de cette aventure au final.

Pourquoi partir et via quel système ?

J’ai toujours voulu voyager et pratiquer les langues étrangères, donc partir à l’autre bout du monde était pour moi comme une évidence. J’ai eu la chance d’avoir un contrat saisonnier qui a pu me permettre de mettre de côté et partir sans avoir à le rompre, mais également de rencontrer des personnes qui m’ont aidées et conseillées tout le long du processus de préparation. Ce projet de partir m’expatrier a toujours été dans un coin de ma tête, et j’attendais de me sentir prête pour me lancer. Et puis j’ai rencontré Monsieur qui voulait aussi partir… et de là tout s’est enchainé, et notre projet a vu le jour !! A deux on est plus forts, et notre motivation nous a permis d’aborder ce voyage sereinement. Je pense qu’il est préférable de partir à plusieurs car on s’ennuie moins (enfin c’est mon point de vue, j’adore échanger à longueur de temps haha) et ça coupe les frais en deux; l’achat de notre van par exemple n’aurait pas été possible si nous avions étés seuls… à méditer !! Et puis selon les coins où vous allez, malheureusement être une fille seule sera toujours plus dangereux que d’être avec quelqu’un d’autre. Si personne de votre entourage ne souhaite faire le grand saut, sachez qu’il existe des sites qui vous permettent de vous trouver un compagnon de voyage-attention évidemment, on n’est jamais à l’abri d’un détraqué.. ou d’une super bonne surprise !!

Une fois que ma volonté de partir s’est transformée en véritable projet à venir, j’ai du réfléchir à la façon de m’y prendre. Je connaissais PVT, Permis Vacances Travail pour les intimes, et j’ai donc lu tout ce que je pouvais sur le sujet. Je répondais à tous les critères donc c’était parfait ! Mon premier souhait était de partir en PVT au Canada, pays qui propose le programme jusque 35 ans. Vu que Monsieur a bientôt 30 ans (l’âge légal maximal pour toutes les autre destinations dont la NZ), nous avons décidé de le décaler à plus tard. Monsieur voulait partir en NZ, je voulais un pays anglophone avec un climat agréable et ne me voyais pas me confronter à de grosses bébêtes (vous voyez de quel pays je parle)… Du coup la NZ s’est imposée sans grande hésitation, et nous avons commencé nos démarches.

PVT et administration: easy !

J’ai l’impression qu’il n’y a qu’en France où tout ce qui touche à l’administration est compliqué… Car pour faire une demande de PVT il ne nous aura fallu que quelques dizaines de minutes, à peine ! On renseigne les bases: nom, prénom, adresse, numéro de passeport… et on répond à des questions de santé. C’est vraiment bateau et rapide, donc un très bon point pour tous les stressés de la vie comme moi ! ATTENTION: je parle du cas de la NZ qui n’impose pas de quota, certains pays dont le Canada font des tirages au sort donc vous n’êtes pas sûr d’avoir votre PVT là-bas…!!!! Je pense aussi qu’il y a d’autres choses à fournir pour ces PVT là, à vous de vous renseigner pour le coup 😛

Niveau visa nous avons eu une réponse positive avec Monsieur en même pas 3 jours… C’était la fête comme vous pouvez l’imaginer ! Et aussi le début des recherches: billets d’avion, logement pour les premiers jours, infos sur le pays… Une phase assez sympa mais stressante, car les prix des billets peuvent changer du simple au triple selon le jour et n’ayant pas la fortune de Mr Rothschild, nous voulions trouver LE vol parfait. J’ai essayé de trouver les meilleurs sites de comparaison et j’ai bien aimé Skyscanner, on peut afficher une carte du monde et voir par où on peut passer pour aller à tel ou tel endroit en faisant escale, et donc payer pas trop cher.

Dès le départ nous avons voulu faire une escale en Asie avec Monsieur. Après moult et moult comparaisons, calculs, tableaux Excel et prises de tête, nous avons trouver pile-poil ce qu’il nous fallait à un prix raisonnable: un Paris/Bangkok Bangkok/Auckland direct, qui nous permettrait de découvrir la Thaïlande pendant quelques jours. Après réflexion, nous avons booké les billets… On ne pouvait plus faire machine arrière, c’était de plus en plus concret !!!

Nous avons fait toutes les demandes nécessaires un bon séjour sans problème en NZ: demande de permis international (qui peut prendre très longtemps donc n’attendez pas !) et souscription à une assurance internationale qui est obligatoire dans le cadre d’un PVT. Et oui, vous ne serez plus couverts pas la CPAM donc il vaut largement mieux pour vous avoir souscrit à une bonne assurance… Les prix des actes médicaux même simples peuvent grimper très vite !!! Nous avons suivi les conseils du site PVTistes, et avons opté pour Globe PVT. Pour l’instant nous n’avons pas encore du faire appel à eux, donc je ne peux pas vous donner d’avis objectif. Néanmoins j’ai du les appeler pour changer la date de début de notre couverture, et la réponse a été rapide et précise 🙂

L’annonce aux proches… ou le Déluge

Il faut dire que pour un premier PVT nous avons fait fort en partant à plus de 19.000 kilomètres de chez nous… Du coup la famille et les amis n’étaient pas forcément ravis en apprenant la nouvelle, du moins au premier abord. Certes c’est loin, on va leur manquer etc… mais au final ils ont bien compris que c’était notre souhait, notre rêve, et que de toute façon on partirait même sans leur accord… Majeurs et vaccinés qu’ils disaient ! Le PVT est une superbe aventure qui change la vie et nous fait grandir, donc si vous êtes bien préparés et renseignés sur votre destination, vos proches même inquiets ne devraient pas vous poser de problème. Ils vont vous poser 30.000 questions c’est sûr, mais si vous avez vraiment l’envie de partir ils le verront et comprendront en général 🙂

Les bagages, le nerf de la guerre

Ayant choisi de partir avec Thaï Airways, nous avions le droit à 30kgs de bagages en soute chacun + un accessoire en cabine. C’est bête mais se dire qu’on va devoir réduire une voire plusieurs années de sa vie là-dedans, c’est compliqué. En tant que fille qui se respecte, j’ai stressé car ne sachant pas quels boulots je pourrais avoir (accueil/restauration/travaux manuels), je me devais de prendre des vêtements pour chaque occasion… grrrrr !! Au final ma valise pesait environ 25kgs, et je me suis rendue compte sur place que j’avais pris beaucoup de choses inutiles… et que j’avais oublié les basiques que j’avais mis de côté afin de les prendre en priorité !!! Après la NZ a aussi des boutiques, donc si jamais vous vous rendez compte qu’il vous manque quelque chose vous pourrez l’acheter sur place.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient pratiquer la randonnée, la pêche ou bien d’autres loisirs d’extérieur en NZ, sachez que le matériel (même les tenues de sport toutes simples) est beaucoup plus cher ici (et c’est aussi le cas, entre-autres, au Canada et en Australie apparemment) ! Il n’y a pas l’équivalent de Décathlon par exemple, donc une simple parka peut coûter un bras. Prévoyez d’acheter le matériel spécifique en avance, quitte à sacrifier de la place dans votre bagage… Perso j’ai ramené des pantalons/maillots de « travail » ainsi que mon sac de couchage, et j’ai bien fait ! Si vous avez des questions sur les basiques à emporter, n’hésitez pas à m’en faire la demande 🙂

Pour avoir plus d’infos sur comment s’organiser une fois sur place: administration, achat d’un van, comment trouver de bonnes activités pas chères et des lieux pour se poser, ainsi que pour découvrir quelques anecdotes sur mon séjour… rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article !


19 réflexions sur “Voyager en van à l’étranger: mon histoire d’expatriée

  1. Merci pour ce super article ! Je suis sûre qu’il sera très utile pour toutes celles et ceux qui aimeraient voyager comme toi. J’y ai déjà réfléchis aussi mais je suis plus sédentaire pour le moment. En tout cas tu as l’air épanouie et satisfaite de cette vie et ça fait du bien 😀

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou !
    Le PVT comme l’expatriation est une sacrée aventure !
    Quand nous sommes partis vivre aux Etats Unis, nous avons été confronté à tout ça aussi (mais en « pire » devrai-je dire car nous partions vraiment nous installer pour de bon) : famille qui le vit pas forcément bien, valises qui ne sont pas extensibles (et se défaire de tout ce que nous avions ou presque en France avant de partir), papiers administratifs etc … ce n’est pas toujours simple mais l’aventure vaut les efforts !
    Profitez bien !
    Des bisous
    Audrey
    https://pausecafeavecaudrey.fr

    Aimé par 1 personne

    1. Haha nous pensons ne pas revenir non plus, pour l’instant on voyage jusqu’à être rassasiés.. et trouver LE pays parfait 🙂
      Je n’ai jamais visité les US mais c’est un rêve depuis petite.. je me vois bien y vivre, il y a tellement d’ambiances différentes dans un même pays !! C’est clair que les papiers c’est compliqué, mais au final quel bonheur !!

      Des bisous :*

      Aimé par 1 personne

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